SYNOPSIS
TURQUIE

Week-end sous les étoiles
dans la Capitale Européenne de la Culture

Istanbul : la nuit, c'est Byzance

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Dès le printemps et jusqu'à la fin de l'automne, le paysage nocturne d'Istanbul prend des airs d'été. Bars, restaurants et discothèques s'installent en plein air pour profiter des belles nuits étoilées.

     Quand le soleil se couche, voiliers de luxe et petites embarcations envahissent le Bosphore, avec à leur bord les premiers fêtards. Musique et bonne humeur, les Stambouliotes ne sont pas là pour naviguer, mais pour faire la fête. Ceux qui n’ont pas le pied marin préfèrent les terrasses perchées sur les hauteurs de Galatasaray, avec une vue imprenable sur la Corne d’Or qui s’enflamme de mille reflets dorés.

     Vers Taksim, la « Bastille » d’Istanbul, dans les petites rues près d’Istiklal caddesi, les terrasses des bars, cafés et petits restaurants fleurissent un peu partout. Ambiance fin de siècle, branchée ou orientale, il y en a pour tous les goûts. Le narghilé côtoie la bière, le thé croise le verre de vin français. A cheval entre l’Europe et l’Asie, les cultures se mélangent : un derviche tourneur, u café-concert, une boîte de jazz, une danse du ventre. Plus tard dans la nuit, les discothèques ouvrent leurs portes : Techno, Reggae, Pop turque, boîtes sur trois niveaux animées par des DJ’s venus de Londres ou de Paris.

     On se dirige ensuite vers la Mecque de la nuit : le quartier d’Ortakoy sur les bords du Bosphore où d’immenses discothèques en plein air ouvrent sur le panorama du Bosphore. Sur la route qui longe le détroit, les embouteillages de décapotables allemandes signalent l’entrée de clubs select de la ville : Laila, Zhini ou China White. Le chic, c’est d’arriver en bateau. Les nuits d’été peuvent être fraîches, mais restent très « chaudes » : décolletés, minijupes, danses endiablées. La jeunesse turque sait faire la fête. Sous les étoiles, les jeunes filles sexy et les beaux jeunes mâles se déhanchent sur la techno, maxi 33 des eighties et rentrent en trans sur le dernier tube de Tarkan…

Texte Guylaine IDOUX - Photos Matthieu COLIN ©